CONSTITUTION EN TOUTE URGENCE D’UN FORUM (pour OPINIONS scroll down)
ouvert à tous les conservateurs-restaurateurs et toute personne concernée par notre Patrimoine artistique, afin de transmettre leurs remarques et objections au Ministre compétent, et ce avant le 28 novembre 2007 (date limite de recevabilité).
Si vous avez des objections à cette requête en vue d’un projet de loi, vous pouvez :
- soit envoyer vous-même et par les voies administratives normales une lettre recommandée au Ministre, en faisant part de vos critiques et objections.
Toutefois, il est à craindre que des objections isolées soient considérées comme peu représentatives et ne fassent pas le poids face à la « représentativité officielle » des parties demanderesses, c’est-à-dire l’APROA-BRK et l’Union nationale des Professions libérales et intellectuelles de Belgique (institutions reconnues par le Ministère).
- soit essayer de former un forum qui transmettra au Ministre les remarques et critiques des membres de ce forum. Étant donné que la grande majorité des conservateurs-restaurateurs ne sont affiliés à aucune association professionnelle, nous considérons que ce forum doit être indépendant de celles-ci. Ce forum a donc pour seul objectif une réaction rapide et efficace à cette requête en vue d’un projet de loi et ne cherche nullement à prendre la place d’une des associations professionnelles existantes.
Seul un forum constitué d’un nombre important de professionnels pourra faire le poids face aux deux parties demanderesses. C’est pourquoi nous vous demandons d’y participer et de transmettre en toute urgence ces documents à tous vos confrères.
Etant donné la proximité de la date limite du 28 novembre 2007, les signataires n’ont trouvé qu’une seule manière pratique et réaliste de réagir dans les délais : un
formulaire reprenant les questions et observations formulées dans notre document,
que vous trouverez dans la rubrique "Votre opinion" de ce site et que vous pouvez charger et imprimer. Nous vous invitons à nous le renvoyer avant le mardi 27 à midi au plus tard
par fax au n° 016.62.23.66 ou au n° 015.20.48.88
Pour chaque rubrique, barrez les mentions d’accord/pas d’accord inutiles.
Il est indispensable de mentionner votre nom, profession, adresse et moyen de contact
(e-mail ou fax) et de dater et signer le document. Vous avez également la possibilité d’ajouter vos propres remarques ou votre propre témoignage.
Enfin, nous vous demandons aussi l’autorisation d’envoyer ces documents au Ministre et de reprendre vos commentaires ou témoignage dans notre rubrique dédiée.
Les signataires de ce mail, tous bénévoles, s’engagent à transmettre ces documents au Ministre concerné et vous remercient pour l’intérêt que vous portez à cette question.
Les signataires
Bart Van Assche, Ann Lievens, Elsje Janssen, Willem Klewais Academie Anderlecht, Daniëlle Depoortere, Ingeborg Tamsin, Yvan Maes De Wit, Daniël De Kimpe, Joke Vandermeersch, Octave Scheire, Johan Van den Eede, Eric Cabris, Els Creytens, Frieda Sorber, Frederik Cnockaert, Torkild Malfait, Johan Cherouter, Johan Joos, Inés Vandewoestijne, Marc De Bolle, Françoise Therry, Jos Schellemans, Ingrid Buelens
et tous les membres de Art Restorers Association asbl
et tous les membres de Restauratieforum
Oui ! Nous nous sommes trompés !
La date limite d’envoi des observations est le 26 et pas le 28 novembre
En lisant le site forum28nov2007, certains confrères auront sans doute remarqué que les deux mois qui séparent la date de publication au Moniteur, soit le 28 septembre et le 28 novembre comptent 62 jours et non 60 jours, le délai légal d’introduction des observations.
Les observations à la requête doivent donc être envoyées par lettre recommandée ce samedi 26 novembre et pas le 28 novembre !
Comment expliquer cette erreur ?
Rappelons d’abord que les signataires n’ont pris connaissance de la requête en vue du projet de loi qu’il y a quelques jours à peine et ont organisé cette consultation dans l’extrême urgence. L’extrait du Moniteur belge dont nous disposions, et que vous pouvez consulter sur ce site, ne contient pas la date de publication. Enfin et surtout, ce n’est qu’en dernière minute que nous avons pu prendre connaissance de la Loi-cadre du 24 septembre 2006 qui réglemente la procédure, un texte complexe que nous avons eu grand peine à trouver. Il a été introduit sur le site au dernier moment, laissant apparaitre au grand jour la différence entre deux mois (notre première information) et 60 jours. Il était alors trop tard pour modifier le nom du site forum28nov2007 (au moins 72 heures de délai !), le contenu de celui-ci et surtout toute notre stratégie de consultation.
Est-ce grave ? Non !
La mobilisation en toute urgence des conservateurs-restaurateurs a été telle que dès à présent nous pouvons dire que :
- dans les délais légaux, soit ce samedi 24 novembre, les signataires enverront par lettre recommandée la liste des observations reprise sur notre site. La Ministre ne pourra donc contester qu’elle a bien été informée dans les délais impartis sur le contenu des observations formulées
- dans les délais légaux, un groupe important de conservateurs-restaurateurs (dont les membres des deux autres organisations professionnelles et de nombreux collègues déjà contactés) ajouteront à cet envoi leurs formulaires de réponse de telle sorte à former un ensemble suffisamment représentatif pour faire poids à côté des membres de l’association demanderesse (APROA-BRK). La Ministre ne pourra contester que les observations sont soutenues dans les délais impartis par un ensemble significatif et représentatif des membres de la profession
Avons-nous encore besoin de votre participation à la consultation ? Plus que jamais !
Plus que jamais, c’est le nombre de réponses qui donnera du poids et de la représentativité à la consultation.
- si cela vous est possible, nous vous prions donc d’envoyer le formulaire le plus vite possible et avant le samedi 26 novembre, 12h.
- dans le cas contraire, nous vous prions de le faire avant la date du 28 novembre 12h
Les formulaires introduits le 26, 27 ou 28 novembre seront-ils utiles ? Sans conteste !
Parce que la Ministre, après voir pris connaissance des observations introduites dans les délais légaux, pourra encore plus difficilement ignorer l’ampleur et la représentativité de cette consultation si un nombre important d’observations vient deux jours plus tard soutenir les premières.
Parce que nous sommes persuadés que Madame S. Laruelle, la Ministre compétente, soucieuse de démocratie et du bien commun, n’utilisera pas l’argument purement administratif des deux jours de différence dans la réception des documents pour considérer ces derniers comme nuls.
Elle réalisera sans doute aussi que c’est justement à cause du manque total de publicité fait autour de ce projet de loi que les conservateurs-restaurateurs se retrouvent aujourd’hui tout à fait pris de court dans cette question capitale pour leur avenir professionnel.
Si la préservation de notre patrimoine est une de vos priorités, il faut plus que jamais manifester votre opinion en envoyant le formulaire de réponse (clicquez rubrique Votre opinion) afin de renforcer cette large consultation des membres de la profession.
Les signataires de forum28nov2007
OPINIONS
I have just read this (report of the Conseil Supérieur des Classes moyennes).
It seems to me that the Belgian authorities have demonstrated eminent good sense in their “remarques générales” in this application and their remarks hit the nail exactly on the head. They have also clearly spotted that this application is an attempt to drastically shrink the number of people authorized to work in this sector.
Furthermore it is worrying to see that apparently the claim for protection of professional title was accompanied by a statement that it was not the intention of the applicants to seek to restrict the activity of conservator-restorer to individuals who meet the description set out in the application - when we know that this is EXACTLY what ECCO is working for and has publicly said so on many occasions.
14/05/2008
Alastair McCapra,
Chief Executive of ICON, UK's Institute of Conservation
Article bulletin 1- 2008 : Reconnaissance du titre professionnel de conservateur restaurateur d’œuvres d’art et de biens culturels
Alain de Winiwarter
Les membres présents à l’assemblée générale du 18 février sont au courant de l’évolution de notre requête. Pour les autres, il n’est pas inutile de faire un point de la situation.
Nous avons introduit notre requête en reconnaissance du titre professionnel de CR d’œuvres d’art et de biens culturels le 5 juin 2007. La loi nous imposait le parrainage d’au moins une fédération nationale interprofessionnelle représentative des professions libérales et autres professions intellectuelles. Nous avons obtenu le support actif des deux organisations représentantes des professions intellectuelles : la FVIB et l’UNPLIB. La FVIB est la fédératie voor vrije en intellectuele beroepen et l’UNPLIB est l’union nationale des professions libérales et intellectuelles de Belgique. Ce double parrainage est très positif.
Ensuite la procédure prévoyait une publication par l’administration de notre requête au Moniteur, ce qui fut fait fin septembre.
Pendant les 60 jours après la publication, donc jusqu’au 28 novembre, toute personne intéressée pouvait adresser au Ministre observations et remarques concernant notre document.
Nous avons tous constaté, fin novembre, une activité fébrile de quelques personnes étrangères à l’association qui se sont employées à remuer ciel et terre pour contrer notre démarche.
Il ne m’appartient pas de juger des motivations des créateurs du forum 28 novembre, par contre, il est bon de rétablir la vérité sur certains points. Le forum a présenté un résumé tendancieux de notre requête et a fait réagir de nombreuses personnes sur base d’une caricature de nos intentions et d’une présentation biaisée de la loi cadre.
Rappelons que cette loi cadre vise à réglementer le port du titre professionnel d’une profession intellectuelle prestataire de services et également le port du titre d’une profession artisanale. La loi est donc divisée en deux parties.
Nous avons choisi d’introduire notre requête dans le cadre des professions intellectuelles prestataires de service pour nous conformer au niveau d’étude prôné par les Professional Guidelines d’E.C.C.O., reconnu depuis de longues années par les milieux concernés. Cela ne signifie en aucune façon que notre profession deviendrait pour l’occasion uniquement intellectuelle. Beaucoup de professions prestataires de services sont comme la nôtre basées sur une formation qui procède d’un équilibre entre théorique et pratique. Plusieurs professions médicales telles que les chirurgiens et les dentistes viennent tout de suite à l’esprit.
Dans notre requête, nous avons cité les formations qui dispensent actuellement un diplôme de type master. C’était une demande du ministère, mais c’est une erreur car cela donne l’impression de vouloir limiter le nombre des formations de Conservation Restauration. Une limitation de ces formations n’est pas de notre responsabilité et seuls comptent le contenu et la durée des études. Ces mentions ne figureront pas dans l’arrêté royal de réglementation.
Un autre grief qui nous est fait serait le manque de concertation avant d’introduire notre requête. Il est incontestable qu’une concertation élargie était souhaitable. C’est pour cette raison que L’APROA-BRK a, au cours de ces 17 dernières années, largement diffusé des informations très complètes concernant la définition de la profession, ses exigences de formation, le niveau des diplômes requis. Cette diffusion s’est notamment opérée par l’intermédiaire de la reconnaissance et de la diffusion du document « E.C.C.O. Professional Guidelines » datant de 1993 et reconnu par l’ensemble de la communauté de la Conservation-Restauration. Dans le cadre de conférences, de réunions officielles et de documents officiels, ces « Professional Guidelines » ont été utilisées et acceptées comme référence par l’ensemble du secteur en Belgique et en Europe. Il est paradoxal de constater que les « Professional Guidelines » sont également ouvertement utilisées comme référence par des associations et des formations qui ont réagi à la requête.
D’autre part, de nombreux articles de presse ont, au fil des ans, régulièrement relayé nos intentions. Ces projets ont été maintes fois exposés au cours de nos assemblées et dans notre bulletin trimestriel auquel par ailleurs sont abonnés des conservateurs de Musées et autres professionnels du secteur. Le dossier était donc ouvert et accessible aux personnes intéressées.
Un autre point qui interpelle concerne la période de six mois prévue dans les mesures transitoires. On peut effectivement la juger un peu courte, mais elle est fixée par la loi-cadre et donc tout à fait indépendante de notre volonté.
Nous sommes dans ces mesures transitoires ouverts à certaines améliorations notamment pour les étudiants en cours de formation. Mais, tenant compte du fait que l’exercice de la profession à d’autres niveaux de formation et de responsabilité sera toujours possible sous d’autres appellations, il est inévitable que des limites dans le temps soient fixées pour l’octroi du titre pendant une période transitoire.
Les artisans se sont crus menacés. Nous en parlions dans notre requête dans ces termes : « Les activités professionnelles du conservateur-restaurateur sont différentes de celles des professions artistiques ou artisanales. Un des critères fondamentaux de cette différence est que par son activité, le conservateur-restaurateur ne crée pas d'objets culturels nouveaux. Reconstruire physiquement ce qui n'existe plus ou ne peut être préservé est du domaine de l'artisanat ou des professions artistiques telles que ferronniers, doreurs, ébénistes, décorateurs et autres. »
Nous nous proposons d’ajouter par soucis de clarté : « Une collaboration régulière entre le Conservateur Restaurateur et l’artisan se poursuivra naturellement. Les compétences techniques et la capacité à reproduire tout ou partie de l’objet culturel font de l’artisan un professionnel qui a son rôle dans la protection du patrimoine. Ce rôle est complémentaire mais ne peut être confondu avec celui du Conservateur-Restaurateur. »
Il n’est donc pas question de vouloir réserver la sauvegarde du patrimoine aux seuls Conservateur-Restaurateurs. Les autres intervenants, sur base de formations d’autres natures et de niveaux différents sont assurés de pouvoir continuer leurs activités professionnelles. Qui plus est, cette collaboration est nécessaire pour mener à bien le processus de la Conservation-Restauration. Cette collaboration existe et continuera d’exister.
Nous pourrions continuer à réfuter les arguments des personnes qui ont été effrayées par notre requête et nous sommes ouverts à toute discussion ou demande de précisions. Dans cet esprit, nous avons dés le mois de novembre, tenté d’intervenir sur le site forum 28 nov. pour informer les participants. Mais notre note d’information n’a pu être publiée sur le site. C’est plus que dommage car cela aurait pu éviter beaucoup d’inquiétudes et de malentendus chez des professionnels de bonne foi.
Nous devons maintenant poursuivre nos démarches auprès du ministère afin de nous donner toutes les chances de voir aboutir notre projet de reconnaissance du titre professionnel de Conservateur Restaurateur d’œuvres d’art et de biens culturels.
Pour cela toutes les bonnes volontés et toutes les suggestions sont les bienvenues.
Alain de Winiwarter. a.dewiniwarter@busmail.net
www.Forum28nov2007.be
sur la requête en vue d’un projet de loi sur la
protection du titre de conservateur-restaurateur d’œuvres d’art
Cher confrère restaurateur ou conservateur d’œuvres d’art,
Avant toute chose, au nom du groupe de travail Forum28nov2007, nous tenons à vous remercier pour avoir bien voulu nous répondre dans le cadre de notre action d’information et de consultation de la profession en rapport avec le projet susmentionné.
Au total, nous avons reçu plus de 150 formulaires de réponse.
Un premier envoi de 110 formulaires a été adressé, dans les délais légaux, le 24 novembre à Madame la Ministre Laruelle. Une deuxième partie a suivi le 28 novembre. Entretemps, les formulaires de réponse ont été analysés, résumés et présentés sous forme de graphiques. Ces documents ont été envoyés à Madame la Ministre le 20 décembre. Etaient joints à ce courrier les derniers formulaires de réponses entretemps reçus, la liste des adresses des participants ainsi que certaines réactions internationales sur la question essentielle : la profession est elle principalement intellectuelle ou intellectuelle et manuelle ? Vous trouverez copie de ces documents en annexe.
Selon la loi, la Ministre dispose de 60 jours pour préciser sa position. Nous attendons donc une réaction pour la fin du mois de janvier.
Encourageantes sont aussi les réactions reçues du Ministre Bert Anciaux (voir lettre en annexe) et la promesse du Cabinet du Ministre Frank Vandenbroucke d’écrire à Madame Laruelle et à Madame Arena pour exprimer leurs préoccupations quant au devenir des formations concernées dans l’enseignement secondaire et l’enseignement pour adultes et pour demander une discussion plus systématique en ce qui concerne les professions réglementées.
Ceci clôture la mission que ce groupe de travail s’était assignée, à savoir informer les membres de la profession le plus rapidement et le plus complètement possible. Veuillez nous excuser si nous ne vous avons pas répondu dans les délais que vous souhaitiez. Les membres de ce groupe de travail ne sont que des indépendants, comme vous. Ils sont aussi bénévoles et contraints de combiner les impératifs de l’exercice de leur propre profession et la nécessité de soutenir cette action d’intérêt général.
Il est frappant de constater que 94 % des professionnels qui nous ont répondu sont favorables à une protection du titre de conservateur-restaurateur mais évidemment de façon différente de celle proposée par les demandeurs, l’APROA-BRK et l’Union des professions libérales et intellectuelles.
Or une règlementation conforme à vos souhaits ne pourra se mettre en place que si Madame la Ministre trouve face à elle des interlocuteurs à la fois représentatifs et organisés. Impossible de négocier avec 150 professionnels indépendants dispersés sur toute la Belgique. Beaucoup des membres de notre groupe de travail sont conscients de ce problème et de la nécessité de s’organiser au niveau de la profession. Un travail de réflexion et de recherche est en cours et nous sommes persuadés qu’il aboutira bientôt à des propositions plus pratiques et concrètes afin de répondre à vos souhaits de réglementation.
Avec nos salutations confraternelles ainsi que nos meilleurs vœux pour une année 2008 heureuse et pleine de succès.
Au nom du groupe de travail.
21.01.2008
Forum28nov2007
Care of IPS
Tempelstraat 24
3210 Linden
Madame S. Laruelle
Ministre des Classes moyennes,
à l’attention de Mr Desmet-Carlier Directeur général
Direction Générale de la Politique des PME
WTC III 27ième étage
Bld Simon Bolivar 30, 1000 Bruxelles Recommandé
Concerne : observations sur la requête en vue d’un projet de loi sur
« La protection du titre de conservateur-restaurateur d’œuvres d’art et de biens culturels » lettre 4
Linden le 20 decembre 2007
Madame la Ministre,
A la grande satisfaction de la plupart des professionnels de la conservation-restauration d’œuvres d’art, le groupement Forum 28.11.2007 a pris une initiative en relation avec la requête de la protection du titre professionnel de conservateur-restaurateur d’œuvres d’art et de biens culturels.
Son premier objectif était d’informer.
Une tache particulièrement utile, puisque à quelques jours de la clôture d’une requête capitale pour l’organisation future de leur profession, pratiquement personne, en dehors d’une partie des membres de l’APROA, n’en était informé !
Une tache indispensable, puisque la question traitée décidera non seulement de qui pourra ou ne pourra pas porter le titre professionnel de restaurateur-conservateur, mais aura aussi d’énormes implications sur l’exercice même de la profession comme nous l’expliquons dans notre document en annexe 1.
Son deuxième objectif était de récolter des réactions et des opinions.
Tache accomplie, puisqu’en l’espace de deux jours seulement plus de 120 réactions lui sont parvenues, et aujourd’hui plus de 150. Ceci sans compter les nombreuses personnes qui ont préféré s’adresser directement à vous, Madame la Ministre.
Cette consultation a aussi été particulièrement clarifiante, puisque pour chacune des questions posées de 80 à 99% des voix ont approuvé les premières réactions des signataires de Forum 28.11.2007. Les participants se sont ainsi étonnés à 99% de ne pas avoir été informés et ont condamné certaines thèses jugées erronées et partisanes et certaines méthodes jugées peu confraternelles des parties demanderesses du projet de loi.
En annexe, vous trouverez les détails des réponses que ne prêtent à aucune confusion.
Manifestement, comme cela est expliqué dans le commentaire que vous trouverez en annexe, il est difficile de ne pas constater que ce projet de loi cherche plus à défendre les intérêts des membres d’une organisation professionnelle (ou de certains de ses membres) que les intérêts des membres de la profession dans son ensemble ainsi que le bien commun et ceci quoi qu’en disent les auteurs du projet.
Si 90% des professionnels qui ont envoyé leurs formulaires de réponse désapprouvent ce projet de loi, ils vous invitent également à ne pas l’amender mais à le rejeter dans sa totalité.
En effet, c’est la définition même de la profession, soit « un service de nature principalement intellectuelle », la clef de voute de tout le projet loi, qui est jugée comme erronée et partisane par 80% des participants à la consultation. Dès lors, plus que jamais, ils craignent à 94% les abus, la concurrence déloyale et les discriminations qui ont déjà marqué cette profession
Ce n’est qu’en s’appuyant sur une consultation de l’ensemble de la profession et sur une définition plus crédible et universellement reconnue de la profession, de nature intellectuelle et manuelle, que l’on pourra établir les bases saines et crédibles d’une protection future de celle-ci.
Pour cette raison, nous vous invitons, Madame la Ministre, à donner le temps aux professionnels non membres d’associations professionnelles ainsi qu’aux autres associations professionnelles non reconnues à ce jour, de s’organiser afin de pouvoir, en collaboration avec l’APROA-BRK, participer dans un proche avenir à la mise au point d’un nouveau projet de législation sur la protection du titre, qu’ils souhaitent à 94%.
En espérant vous avoir apporté toutes les informations nécessaires et en restant à votre disposition pour toute information complémentaire, nous vous remercions d’avance, Madame la Ministre de l’attention que vous voudrez bien accorder à ce courrier.
Au nom des signataires de Forum 28.11.2007.
Annexes :
1 Annexe à ce courrier
2 Résultats de la consultation
3 Quelques réactions internationales
4 Dernière liste de formulaires de réponse (28.11.2007 – 5.12.2007)
5 Liste d’adresse des participants à la consultation
Annexe 1
Annexe à ce courier
Un projet de loi pour la défense de la profession de restaurateur-conservateur ou pour la défense des intérêts d’une organisation professionnelle (ou d’une partie de ses membres) ?
Pourquoi ce projet de loi, décisif pour l’organisation de la profession, a-t-il été organisé à l’insu de la plus grande partie des intéressés ?
Constatons d’abord que ce projet de loi, s’il est approuvé, entraînerait une véritable révolution de la profession. Aucun autre pays européen ne s’est d’ailleurs encore aventuré dans une législation similaire. Contrairement aux positions affichées par les parties demanderesse, ce projet de loi concerne non seulement la protection du titre de conservateur-restaurateur mais aussi, dans la pratique, l’exercice même de la profession.
En effet, le jour où la loi aura déterminé qui est, ou n’est plus restaurateur-conservateur, peut-on encore imaginer que des institutions publiques puissent encore confier leurs œuvres d’art à des personnes qui aux yeux de la loi ne sont plus qualifiées pour porter ce titre ? Il ne fait aucun doute qu’ils seront écartés des marchés publics, quoi qu’en disent les parties demanderesse. Ensuite, comment des professionnels à qui il sera défendu d’utiliser le titre de conservateur ou de restaurateur pourront-ils encore exercer normalement cette activité alors qu’ils ne pourront sur aucun document, aucune enseigne, mentionner le nom qui qualifie leur profession ? Comment s’adresser à un client, conserver sa confiance quand on a perdu le titre qui définit immanquablement la qualification ? Avec de tels handicaps insurmontables, il sera difficile d’éviter que les « non porteurs du titre » ne soient progressivement écartés du marché de la restauration et ce même pour la clientèle privée.
Quoi que prétendent les parties demanderesse, on ne peut nier l’incidence énorme que cette nouvelle législation aurait sur l’ensemble de la profession.
Dés lors, comment expliquer, accepter, qu’un projet de loi aussi important, qui concerne tous les professionnels, ait été mis au point, et lancé par les parties demanderesses à l’insu du plus grand nombre de ces derniers, alors qu’ils se prétendent porteurs de l’intérêt général de la profession?
Cette parution au Moniteur sans aucune autre publicité est incompréhensible et injustifiable.
Pourquoi ce projet de loi s’appuie t’il sur une définition de la profession « de nature principalement intellectuelle » qui va à l’encontre du consensus général et qui s’avère partisane ?
La définition de la profession reprise au point 2.6 du projet de loi, confirmée et précisée par le point 4 de l’article 2 chap. I titre II de la loi-cadre du 24 sept. 206 ne prête à aucune confusion : la profession de restaurateur-conservateur est bien définie comme étant de « nature principalement intellectuelle » et en aucun cas « de nature intellectuelle et manuelle » comme le prétendent abusivement les parties demanderesse.
Or cette définition va à l’encontre du consensus général tel qu’il a été confirmé par notre enquête. En effet 80 % des participants définissent la profession comme étant de nature « intellectuelle et manuelle ». De plus, dans aucun des textes ni d’ECCO, ni d’aucune autre organisation professionnelle étrangère, on ne retrouve cette définition partisane. Enfin, un nous avons consulté les principaux acteurs au niveau international de la profession dans une de ses branches particulières (voir annexe). Aucune des autorités consultées n’a approuvé cette nouvelle définition, soulignant bien au contraire la complémentarité des deux aspects intellectuels et manuels de la profession et parfois même le danger que représente de telles définitions partisanes.
Or cette nouvelle définition est bien la clef de voute de tout le projet de loi, déterminant les priorités, les principes directeurs de la profession et forcément ses critères de sélection.
Comment expliquer que des professionnels, qui prétendent défendre le bien commun, recourent à une définition aussi partisane de la profession et de plus la présentent, dans un projet de loi, comme une évidence qui est ainsi soustraite à toute contestation ?
C’est incompréhensible et injustifiable, à moins que cette définition partisane ne soit délibérée et ne réponde à des motivations précises.
Comment expliquer des méthodes d’interventions aussi peu confraternelles et de définitions aussi partisanes de la profession ?
Personne n’imagine que cette nouvelle définition de la profession ne soit gratuite et que la discrétion pour la faire avaliser par le pouvoir public ne soit fortuite.
La nouvelle définition de la profession nous apparait en effet comme étant l’instrument par lequel, grâce au projet de loi, les rapports de force au sein la profession seraient modifiés au bénéfice d’un certain type de restaurateur-conservateur.
En effet, si les services fournis sont désormais de nature « principalement intellectuelle », les conservateurs-restaurateurs intellectuels acquièrent fort logiquement la primauté du savoir sur l’objet à traiter. Les praticiens par contre, se retrouvent dans la catégorie subalterne des détenteurs du savoir manuel, empirique, technique. C’est exactement dans la même logique que l’accès à la profession est réglementé dans le projet de loi, privilégiant de façon patente la formation académique au dépends inévitablement de la formation pratique. En effet :
- seuls les détenteurs d’un diplôme de trois Instituts d’Enseignement supérieurs reçoivent par principe et de façon automatique le droit au port du titre de conservateur-restaurateur
- aucune formation pratique n’est requise de ces diplômés de l’Enseignement supérieur
- toutes les autres formations existant sur le marché, et alliant théorie et pratique, sont totalement ignorées
- aucun crédit n’est accordé à la « valorisation des acquis de l’expérience » (comme c’est le cas en France par exemple à la DMF)
- enfin aucune garantie de neutralité n’est donnée au sujet de la commission administrative, ni sur sa composition, ni sur ses critères de sélection. Telle qu’elle nous est présentée, elle aura bien les mains libres pour accepter ou refuser les « anciens », non membres de L’APROA-BRK. Les professionnels savent combien de telles commissions, sont indépendantes et désintéressées et combien il faut craindre la mise à l’écart de professionnels expérimentés et talentueux (voir la question 7 des résultats de l’enquête approuvée par 94%!)
Il devient ainsi manifeste qu’en instrumentalisant une définition partisane de la profession, les auteurs du projet ont délibérément
- ignoré l’opinion de l’ensemble de la profession
- rejeté sans appel et de façon discriminatoire les multiples autres formations de qualité disponibles sur le marché qui allient théorie et pratique.
Ce faisant les auteurs du projet de loi ont bien plus cherché à se protéger et à servir les intérêts de l’organisation demanderesse (ou de certains de ses membres) plutôt que les membres de l’ensemble de la profession ainsi que le bien commun.
Bijlage 3 / Annexe 3
Enkele internationale reacties / quelques réactions internationales
Réponses à la question reprise à la fin de ce document.
Tom Campbell
Curator in the Department of European sculpture and decorative Arts and
Supervising curator of the A. Ratti Textile Center, at
The Metropolitan Museum of Art, New York
Personally, I would have no hesitation in saying that tapestry conservation requires a range of different skills, intellectual and practical, and that a well equipped conservation laboratory has staff who are versed in the science of dyestuffs and textile analysis, along with other staff who combine manual dexterity and experience in hands-on weaving. But it is not necessary for a single individual to combine all these skills. On the contrary, I would argue that a traditional apprenticeship with a weaver is as valuable for somebody who wants to be a tapestry conservator as a university degree. There are currently plenty of people with degrees in textile conservation, but many of them have little hands-on experience of tapestry conservation. Or the patience or desire to engage with that aspect of textile conservation.
Thus, in response to your question, I have no hesitation in saying that I consider tapestry conservation to be an "intellectual and manual" service.
Tom
Robin Hanson
Head Textile Conservation
The Cleveland Museum of Art
In response to your question in the previous email about whether I consider that the profession of conservator-restorer is
“mainly an intellectual’’ service or an ‘’intellectual and manual’’ service, I guess I think that it is both an intellectual and manual endeavor, since good hand skills are a pre-requisite for being a good conservator, as are good intellectual (problem solving) skills.
Robin
Christa Thurman
Curator, Conservator of the Textile Department
Art Institute of Chicago
Vice president of CIETA
Your question: Conservation work is extremely complex - it is a curious mixture of a lot of intellectual work and thinking, combined with a mind for scientific detail, well trained hands etc.
I hope this will help.
Christa.
Ksynia Marko
Head of Textile Conservation Studio
National Trust, UK
In reply to your question I consider that the profession of conservator-restorer is an intellectual and manual service.
When advertising a job we ask that the candidate should have a conservation qualification and specialist training in textile conservation. They should be working towards professional accreditation. (PACR - This is a recognition of an experienced conservator with more than 5 years experience after basic training. However basic training does not have to include a graduate qualification but could be a practical apprenticeship training.) …...
It is important for anyone who is involved in the profession to have practical experience in order to know how best to solve problems even if they then do not carry out the work themselves but are managing others. The manual act of conservation is a thinking process - you cannot divorce one from the other.
You might find it useful to look at the UK Institute of Conservation website where you will find information about accreditation and training. The accreditation information sets out the levels of competence expected. www.Icon.org.uk
Ksynia
Nicole de Reynies
Conservateur général du patrimoine, Direction des Musées de France
(à la retraite depuis récemment)
a également été Directeur des collections du Mobilier national et des Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie.
A priori je dirais intellectuelle et manuelle.
…Bien sûr le côté manuel est essentiel, mais pas sans le cerveau qui guide le travail!
…Ai-je compris le curieux problème que l'on se pose en Belgique? Je n'en suis pas sûre.
N. de Reyniès
Vincent Cochet
Conservateur du patrimoine, Inspecteur des Monuments Historiques
Responsable de la région Centre, France.
Pour la question concernant le statut des restaurateurs, il est très clair dans mon esprit que les prestations sont non seulement intellectuelles mais aussi manuelles. En effet, dès lors qu'il est question d'examiner une œuvre et de prévoir une intervention sur celle-ci, la réflexion (travail intellectuel) vise une phase opérationnelle et donc un travail manuel. Par ailleurs, si la pratique ne peut être sous-tendue par une réflexion, la réflexion doit permettre de proposer une action sur l'œuvre en respectant la déontologie. Sans la pratique, quelle valeur donner à une réflexion alors même que l'objectif est d'intervenir sur la matière d'une œuvre? Si la prestation est "principalement intellectuelle", cela signifie, si le raisonnement est poussé à l'extrême, que la prestation manuelle est l'affaire d'autres personnes... qui ne seraient pas des restaurateurs au mêmes sens que ceux qui "pensent"? Je crois que toute la richesse des restaurateurs réside justement dans la combinaison d'un savoir et de capacités à intervenir.
Voici en quelques lignes le fond de ma pensée.
Cordialement. Vincent Cochet
Dominique De Reyer
Ingénieur d’étude rattaché au pôle textile du LMRH Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques
Champs sur Marne, France
Je ne connais le texte d'où sont extraites ces phrases, et vous comprendrez que c'est toujours très délicat d'apprécier une idée hors de son contexte. Naturellement comme vous le présentez, je dirai que pour moi la profession de restaurateur doit être considérée comme "intellectuelle et manuelle ". Je me suis permise de diffuser votre question à mes collègues du laboratoire. Peut être aurez-vous d'autres réponses.
Cordialement à vous
Dominique De Reyer
Arnauld Brejon
Directeur des collections du Mobilier national et des Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie.
Ancien conservateur en chef du Musée des Beaux Arts de Lille
Pour moi, il faut évidemment INTELLECTUEL ET MANUEL.
Marzia Cataldi Gallo
Soprintendente per il Patrimonio Storico, Artisitco della Liguria,
Genua Italy
Du premier coup d`œil je pense que intellectuel et manuel soit le juste…
Ce qui arrive en Belgique me semble très étrange, comme c'est - ou bien devrait - être désormais acquis que la préparation des jeunes qui veulent exercer la profession de restaurateur doivent suivre des cours d'histoire de l'art mais surtout des cours de chimie et de toutes les notions pratiques dont ils peuvent avoir besoin dans leur travail….
Marzia
Dra. Concha Herrero Carretero
Conservateur des textiles
Patrimonio Nacional
Área de Conservación, Palacio Real Madrid
Je t'envoie rapidement ma réponse, comme historien, comme conservateur de la collection royale des tapisseries d'Espagne et à titre personnel.
Les termes conservation et restauration en Espagne son deux termes parallèles mais pas synonymes. Le conservateur c’est l’historien chargé du registre, de l’informatisation des inventaires, de l’inventaire, la recherche scientifique, la conservation préventive, les projets muséographiques et muséologiques, d’informer au chercheurs, etc.
Aujourd’hui le restaurateur, c’est le diplômé et/ou licencié, mais aussi l’ouvrier expérimenté et spécialisé, qui sous la direction des conservateurs et restaurateurs licenciés, intervient sur les tapisseries pour leur nettoyage, doublure, recomposition de trames et chaînes, application des systèmes de suspension, élaboration des dossiers d’intervention, surveillance régulière sur leur état physique, etc.
Pour ça je considère, sans doute, la profession de conservateur - restaurateur, comme une profession délivrant des services de nature
« intellectuelle et manuelle »
Concha
Frances Hartog
Senior Textile Conservator
Victoria and Albert Museum
London
I believe the second statement to be correct - that textile conservation is both intellectual and manual.
I have been a textile conservator for nearly 20 years and have been involved with training. I am of the firm belief that though an academic grounding is desirable and an understanding of science essential, if a student lacks practical skills they will never become an effective conservator.
Typically a practicising conservator will spend between 50% to 80% of their time undertaking practical treatments that require a high level of manual skills.
I hope this is clear and of assistance.
Best wishes
Michèle Giffault
Conservateur en chef
Musée départemental de la tapisserie, Aubusson
Ancien responsable de ARC Nucléart, Grenoble
Pour répondre rapidement à votre question sur la profession de conservateur restaurateur et à la définition de cette profession, je ne crois pas du tout qu’il s’agisse d’une profession principalement intellectuelle : ce serait même une conception assez dangereuse !!!
On pourrait corriger et surtout compléter en disant qu’il s’agit d’une profession intellectuelle et manuelle ou et technique.
Pour avoir dirigé un centre de conservation et restauration (ARC Nucléart, à Grenoble) pendant 12 ans, je peux vous dire que ce débat sur la définition me semble plus relever d’une forme de complexe que d’une véritable éthique !
Bien évidemment il convient que tout geste soit éminemment pensé et compris mais ceci est valable dans toutes les professions, même si c’est à des degrés divers.
Heureusement que la profession est manuelle, elle est humaine : de la conception à l’exécution c’est tout l’organisme qui agit, comme au moment de la création, en interactions.
Michèle Giffault
André Brutillot
Responsable de l’atelier de restauration textile au
Bayerisches Nationalmuseum, Munich
Pour ce qui est de votre question Nous avons un problème identique en Allemagne; beaucoup de jeunes restaurateurs- conservateurs diplômés travaillent surtout sur ordinateur, font de grands projets (concepts de restauration) qu'ils ne réalisent pas. On a l'impression qu'ils ont peur des œuvres d'art. On a été autrefois très interventionniste, ce qui a été certainement une erreur et souvent des restaurations ont détruit des informations essentielles. Certes mais à mon avis ce n'est pas une raison pour ne pas intervenir quand cela est obligatoire (et seulement quand c'est obligatoire).
Pour moi notre profession est un métier intellectuel et manuel, seul un contact constant avec les œuvres d'art permet de les connaître vraiment et notre rôle est de les conserver avec toutes leurs informations. J'ai peur que le conservateur-restaurateur "intellectuel" perde le contact avec les objets, que ceux ci soient ensuite restaurés par des "petites mains" chargées d'exécuter les concepts de restauration pensés par d'autres. Personnellement mes méthodes de conservation ont toujours été adaptées et ont évolué seulement au contact des œuvres et chaque point de couture doit être réfléchi et non exécuté par une personne qui fait ce qu'on lui ordonne de faire. Il me semble très difficile de connaître des œuvres (et notre rôle est de les connaître non seulement sous leur aspect artistique historique et porteur d'informations sur des temps révolus mais surtout de faire connaissance de la matière qui les compose, de reconnaître l'état de cette matière et éventuellement d'intervenir pour ralentir sa dégradation) sans avoir un contact physique avec elles. Cette connaissance de l'état de la matière de l'ouvre n'est, à mon avis, possible qu'en "travaillant" sur elle. Bien à vous.
André.
Ebeltje Hartkamp-Jonxis
Curator of Textiles
Department of Fine Arts
Rijksmuseum Amsterdam
The position of (textile) conservators is also an issue in the Netherlands. It is both discussed in museums as in circles of independent conservators. As for conservators working in museums, in some institutions two types of conservators are distinguished: one ‘only’ working at the objects, another combining science with conservation. Personally, I find this a undesired development, the more since financial appraisement can be involved.
As for your question whether the profession of conservator-restorer is ‘mainly an intellectual’ service or an ‘intellectual and manual’ one, I am convinced that it should and can only be ‘intellectual and manual’. Stressing the intellectual side of the profession, as paraphrazed in the first defination may eventually lead to the end of the profession. When higher salaries are paid for looking through binoculars and publishing research on objects than for people conserving and restoring actual objects, the answer is not difficult to find. (Hospitals in the Netherlands have faced this problem dramatically. Since some time there seems to be a chance that nurses will be allowed to go back to their patients, instead of doing their research jobs in making new procedures for the care of patients).
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La Question
Cher…
Le monde de la conservation d’œuvres d’art en Belgique est en ce moment très agité suite à une projet de loi de protection du titre de « conservateur-restaurateur » d’œuvres d’art proposé par une association professionnelle.
Les auteurs du projet, considèrent que la profession est de nature « principalement intellectuelle » ce qui a évidemment des conséquences importantes sur le profil des personnes qui seraient à l’avenir autorisées ou non à porter le titre de restaurateur ou conservateur d’œuvres d’art (et à plus long terme probablement de l’exercer).
J’aimerais vous demander votre avis sur cette qualification et je le demande également à des confrères des musées étrangers avec qui nous travaillons régulièrement.
La question est donc :
Considérez-vous la profession de conservateur-restaurateur d’œuvres d’art comme une profession délivrant des services de nature…
« principalement intellectuelle » ou
« intellectuelle et manuelle »
Je vous serais très reconnaissant de me dire laquelle des deux formules est selon vous la plus adaptée à la nature particulière de la profession. Une réponse brève soit un choix entre les deux formulations est bien entendu tout à fait suffisant.
Si vous trouvez le point trop délicat, je comprends parfaitement que vous préfériez ne pas répondre.
En vous remerciant d’avance.
Yvan
The Question
Dear
The Belgian professionals in the field of conservation and restoration have recently been shaken up by a new law proposing the protection the professional title of conservator-restorer of works of art. The outline of this proposition was drawn by a professional restorer’s association.
The authors of this proposition consider that the profession is by nature ‘mainly intellectual’. This will have serious implications on the profile of any person who wishes to develop a future career in this profession.
I would now like to contact a number of our colleagues abroad and ask for their opinion on this subject :
Do you consider that the profession of conservator-restorer is
“mainly an intellectual’’ service or an
‘’intellectual and manual’’ service.
I would be most grateful if you could indicate which of both formulas you consider the most accurate to describe the nature of this profession.
A brief answer, indicating your preference between both versions, would be sufficient.
If you find the question too delicate, I understand that you would prefer not to answer and I ask you to forget this email.
Thank you very much for your consideration.
Yours,
Yvan
Toutes les personnes contactées ont répondu.
Toutes les réponses sont reprises dans ce document.
Toutes les personnes ont donné leur accord pour que leur opinion soit transmise à leurs confrères belges
Aan: Mevrouw van de Meersch
Email: joke@jokevandermeersch.be
Amsterdam, 14 december 2007 Betreft, beroepsbescherming
Geachte mevrouw van de Meersch,
Restauratoren Nederland is de beroepsvereniging voor conservering en restauratie in Nederland. Ook hier én op Europees niveau werkt men aan de beroepsdefiniëring om uiteindelijk tot beroepsbescherming te komen. In dit kader werkt Restauratoren Nederland in samenwerking met Vlaanderen, met steun van het Vlaams Nederlands Cultureel Verdrag, aan het project beroeps-en competentieprofielen. Immers, aan de bescherming van de titel conservator/restaurator, zal een gedegen profiel ten grondslag moeten liggen. De uitkomst van de eerste fase van dit project is dat het beroepenveld uiteenvalt in drie te onderscheiden beroepen. Vooralsnog gebruiken we daarvoor de internationale (Engelse)termen. Wij onderscheiden:
De conservator/ restorer
De conservation technician
De conservation assistent
Op dit moment wordt er hard gewerkt aan de bijbehorende competenties.
Ondanks het harde werken van de verschillende beroepsverenigingen in binnen en buitenland, ook op Europees niveau door de E.C.C.O is het beroep nog altijd onbeschermd. Maar het beroep staat niet op zich. In het beheer en behouds werkveld bevinden zich vele spelers. Restauratoren Nederland heeft als beroepsvereniging maar ook als beschermer van ons cultureel erfgoed gekozen voor een gestructureerde aanpak waarbij alle beroepen een plaats krijgen. Hierbij is ook veel aandacht besteed aan de onderlinge samenhang van de verschillende beroepen. Nog nooit is er zo n gedegen onderzoek is uitgevoerd waarbij over de grenzen van één beroep is gekeken. Met de uitkomsten van het onderzoek is het mogelijk om de bijpassende kwaliteitseisen voor de beroepsbeoefenaren, de opleidingseisen en de verschillende niveaus te formuleren. Pas dan zal deze documentatie de bouwstenen kunnen leveren voor beroepsbescherming.
In een eerdere reactie heeft Restauratoren Nederland haar bezorgdheid geuit over het plotselinge wetsvoorstel dat in België is ingediend.
Met vriendelijke groet,
Willemien ‘t Hooft
Directeur RN
Vlaamse Regering
Vlaams minister van Cultuur, Jeugd,
Sport en Brussel
Arenberggebouw
Arenbergstraat 7, 1000 BRUSSEL
Tel. 02-552 69 00 - Fax. 02-552 69 01
E-mail: kabinet.anciaux@vlaanderen.be
de heer Minister van Middenstand
t.a.v. de heer Desmet-Carlier
Directeur-generaal
Algemene Directie KMO- Beleid
WTC III, 27e verdieping
S. Bolivarlaan 30
1000 Brussel
uw kenmerk ons kenmerk bijlagen
BA/GRE/PE/HVN
vragen naar/ e-mail telefoonnummer datum
Pascal Ennaert 02/522 69 00 12 december 2007
pascal.ennaert@vlaanderen.be
Betreft : verzoekschrift tot bescherming van de beroepstitel van Conservator-Restaurateur van Kunstvoorwerpen en cultureel erfgoe
Traduction libre de la lettre de
Monsieur le Ministre Bert Anciaux
Monsieur le Ministre,
La requête de la protection du titre professionnel de conservateur-restaurateur d’oeuvres d’art et de biens culturels a été publiée dans le Moniteur Belge du 28 septembre, sur base de la loi-cadre du 24 septembre 2006 sur le port du titre professionnel d’une profession intellectuelle prestataire de services. La requête a été introduite par “l’Association Professionnelle de Conservateurs-Restaurateurs d’oeuvres d’art ASBL”, l’ “Union Nationale des Professions Libérales et Intellectuelles de Belgique”, et la “Federatie voor Vrije en Intellectuele Beroepen”.
La profession de Conservateur-Restaurateur est définie comme suit dans la requête:
“Le Conservateur-Restaurateur est un professionnel qui a la formation, la connaissance, les aptitudes, l'expérience et les facultés de compréhension pour agir dans le but de préserver les biens culturels pour le futur et selon les considérations décrites ci-dessous. Le rôle fondamental du Conservateur-Restaurateur est de préserver les biens culturels au bénéfice des générations présentes et futures. Le Conservateur-Restaurateur contribue à la compréhension des biens culturels dans le respect de leur signification esthétique et de leur intégrité physique. Le Conservateur-Restaurateur a pour mission l’examen diagnostique, les traitements de conservation et de restauration du bien culturel et la documentation de ces interventions. ”
La requête stipule que pour porter le titre professionnel réglementé de Conservateur-Restaurateur, seules les personnes suivantes sont prises en considération:
1. les porteurs d’un diplôme de Master en Conservation-Restauration d’oeuvres d’art et/ou de biens culturels dans l’un des Etats membres de l’Union Européenne ou dans un autre Etat étant partie dans l’accord relatif à l’Espace Economique Européen. Le diplôme est dispensé actuellement en Belgique par l’enseignement supérieur de type universitaire ou apparenté sous l’intitulé « conservation-restauration d’oeuvres d’art et/ou de biens culturels « dans les établissements suivants :
a) Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre (Bruxelles) (délivrance du diplôme de Master à partir de l’année académique 2008-2009)
b) Koninklijke Academie voor Schone Kunsten (Antwerpen) (délivrance du diplôme de Master à partir de l’année académique 2006-2007)
c) Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc (Liège) (délivrance du diplôme de Master à partir de l’année académique 2007-2008)
2. les porteurs d’un diplôme de Conservation-Restauration d’oeuvres d’art ou de restauration d’oeuvres d’art dans l’Enseignement supérieur belge de type long (second cycle).
3. les porteurs d’un diplôme de Conservation-Restauration d’oeuvres d’art et/ou de biens culturels de type long dans l’un des Etats membres de l’Union Européenne ou dans un autre Etat étant partie dans l’accord relatif à l’Espace Economique Européen. Les diplômes de Conservateurs-Restaurateurs obtenus en dehors de l’Union Européenne pourront être évalués afin d’en déterminer l’équivalence. Cette compétence ressortit du pouvoir des Communautés.
Dans le cas où le demandeur du titre professionnel n’est pas porteur de tels diplômes, la commission creée par la loi doit avoir une exigence formelle en matière professionnelle en ce qui concerne les demandes introduites pendant la période transitoire. En outre, l’activité professionnelle doit avoir été exercée pendant six ans minimum, sous quelque statut que ce soit.
Les conditions complémentaires sont stipulées :
- le candidat est inscrit sur la liste décrite dans l’article 3
de la loi du 13 juillet 2006
- le candidat respecte les prescriptions déontologiques prévues dans l’arrêté de réglementation.
Remarques en tant que partie intéressée
Par cette lettre et en tant que partie intéressée, je tiens à vous communiquer par écrit mes remarques concernant ce dossier. Je le fais parce qu’au cours de ces dernières semaines, beaucoup de personnes intéressées individuellement ont pris contact avec moi au sujet de cette requête.
Concernant la dite requête, j’adopte le point de vue suivant :
1. Il y a nécessité d’une description claire, d’une délimitation et d’un contrôle de qualité en ce qui concerne le métier de ‘Conservateur-Restaurateur’. C’est une bonne chose que les organisations ‘l’Association Professionnelle de Conservateurs-Restaurateurs d’oeuvres d’art ASBL, l’ Union Nationale des Professions Libérales et Intellectuelles de la Belgique et la Federatie voor vrije en Intellectuele Beroepen aient pris une initiative en la matière.
Que cette démarche ait été faite sans débat élargi avec tout le secteur est néanmoins très regrettable, d’autant plus que la fonction de Conservateur/Restaurateur est certainement une des fonctions les plus cruciales dans le domaine du patrimoine. De la part des trois parties requérantes il n’y eu préalablement ni large communication, ni consultation, ni débat concernant cette requête que ce soit avec le secteur professionnel ou les autres parties concernées. En tout cas,en tant que Ministre de la Culture, je n’ai pas reçu la moindre information dans ce sens bien qu’étant employeur direct ou indirect d’une importance non–négligeable dans le secteur du patrimoine.
La requête ne semble donc pas avoir une portée suffisamment large. Les nombreuses réactions du secteur en témoignent.
2. Il ressort du bon droit, de la mission même d’une association professionnelle comme la BRK-APROA de vouloir procurer une protection aussi efficace que possible à ses membres. Néanmoins, de nombreux Conservateurs-Restaurateurs ne sont pas affiliés à cette association et se trouvent ainsi mis à l’écart. Dans cette requête trop d’attention est accordée à la protection des propres membres et trop peu à la création de garanties d’ un travail de qualité des nombreux Conservateurs-restaurateurs de l’ensemble du secteur alors que cet aspect devrait constituer la motivation principale de l’autorité publique pour protéger un métier comme celui de Conservateur-Restaurateur.
3. Danns la requête, les institutions qui délivrent acutellement le diplôme de Master en Conservation et Restauration sont énumérées nominativement. Il est préférable de ne pas le faire parce que l’organisation de ces formations ressort de la compétence communautaire. Il vaut donc mieux rayer ces énumérations nominatives.
4. La période de transition prévue pour les Conservateurs-Restaurateurs qui ne sont pas porteurs d’un des trois types de deplômes, soulève également beaucoup de questions. Les Conservateurs-Restaurateurs praticiens sans diplôme reconnu (ayant un minimum de 6 années de pratique) doivent obligatoirement introduire une demande d’obtention de leur titre professionnel et ne disposent que d’une période transitoire beaucoup trop courte de six mois. Une commission constituée légalement décide d’accorder ou non le titre professionnel protégé à ces Conservateurs-Restaurateurs. Il n’est néanmoins pas clair qui siègera dans cette commeission.
5. En outre, les Conservateurs-Restaurateurs praticiens qui ne sont pas porteurs du diplôme adéquat et qui n’ont pas 6 ans d’expérience pratique, sont complètement ignorés.
6. Enfin, je tiens à signaler que les Autorités Flamandes, en concertation avec le Sociaal Economische Raad voor Vlaanderen (SERV) a entamé un processus de réflexion en relation avec cette requête. Il s’agit d’établir une structure des métiers relatifs au secteur du patrimoine qu’il s’agisse du patrimoine immobilier ou de biens culturels. Cette structure de métiers peut ensuite être utilisée pour définir des profils professionnels et des profils de comptétence. Les profils de comptétence sont un ensemble défini des compétences diverses que l’exerçant du métier met en pratique sur le terrain en vue d’obtenir les résultats préétablis.
Des profils de compétence clairs permettent d’adapter et de jauger les formations en fonction des nécessités du terrain. Ces critères de qualité peuvent être traduits et intégrés dans les programmes d’études et constituer un mécanisme d’évaluation et de jugement des formations existantes.
7. Aux Pays-Bas des discussions sont également en cours concernant la protection du titre professionnel de Conservateur-Restaurateur. En 2005 les cinq associations professionnelles existantes se sont réunies pour constituer « Restauratoren Nederland « . Ceci pour former un front plus fort en rendre possible la protection de la profession. En 1999, à la demande de la Direction du Patrimoine Culturel du Ministère de l’Enseignement, de la Culture et des Sciences une étude de faisabilité a été initiée pour examiner l’ancrage des formations de restauration dans le cadre légal de l’enseignement supérieur. Actuellement, aux Pays-Bas on travaille également à l’établissement des profils de compétence et de qualification pour la profession de ‘Conservateur-Restaurateur’.
Conclusion
En qualité de Miniistre de la Culture et en tant que partie intéressée, j’estime important que la discussion commencée en matière de protection du titre professionnel de ‘Conservateur-Restaurateur’ soit poursuivie en accordant l’attention nécessaire aux garanties de qualité.
La requête constitue un pas important dans cette direction, mais rien de plus.
Avant tout il est indispensable que soit organisée une large enquête et une concertation de l’ensemble du secteur. En ce qui concerne la Flandre, cela pourrait se faire via les points d’appui du patrimoine culturel.
J’insiste donc avec la plus grande fermeté pour que cette requête soit rejetée dans sa forme actuelle.
Avec mes meilleures salutations
Bert Anciaux
Vlaams minister
22
Je possède l’Agrégation du IFPME pour la formation d’apprentis & stagiaires en tant que ‘Restaurateur de Meubles Anciens’. Je m’interrroge quant à la valeur qu’aura le certificat d’apprentissage ou de maîtrise à la lumière du projet de loi.
Guy Tunstall 29.11.2007
21
Je refuse l’imposition du diplôme de type universitaire proposé par l’APROA comme unique diplôme valable pour l’exercice légal de la profession, étant moi-même, depuis juin 2004, détentrice d’un diplôme supérieur de type court (3 années) obtenu dans la branche « conservation/restauration d’objets d’art » à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc à Liège.
Que prévoit la proposition de loi pour les personnes, qui, ayant terminé leur formation en 2004, sont temporellement dans l’impossibilité de prouver 6 années de pratique professionnelle dans le domaine de la conservation-restauration d’objets d’art et de bien culturels ? Le fait que ce cas de figure n’ait pas été envisagé par les rédacteurs du projet-loi démontre clairement que ceux-ci n’ont pas effectué un sondage assez large du terrain et ne sont donc pas en possession de toutes les informations nécessaires à l’établissement d’une loi visant à régir la profession de conservateur-restaurateur d’objets d’arts et de bien culturels. En outre, je considère aberrant que mon diplôme puisse être purement et simplement annulé.
Célia Deroanne 28.11.2007
20
Het is ronduit lachwekkend te stellen dat een “Masters” diploma ook een goede restaurateur aflevert. Zonder praktijkopleiding/beroepsrevaring kom je er niet. De praktijk bewijst dit.
Julia Guns en Otto Koch 28.11.2007
19
Ik ga akkoord met het principe van erkenning van de titel « restaurator/conservator van kunstvoorwerpen en cultureel erfgoed », maar niet onder de voorlopig voorgestelde vorm. Wel met een verschil/onderscheiding tussen “restaurator-conservator-wetenschapper” en “restaurator-conservator-ambachtsman”.
Ik heb een cursus gevolgd in Syntra West Brugge als “restaurator van schilderijen op geweven dragers”. Daarvoor heb ik op 06.01.2004 een diploma van “ondernemersopleiding: restauratie van schilderijen op geweven dragers” gekregen, verleend door de Vlaamse Gemeenschap van het koninkrijk België. Wat is mijn diploma nog waard?
Ik ben van mening dat het geheel verder moet gediscussieerd worden onder alle betrokken partijen.
Met dank voor uw aandacht,
Murielle Cotteaux 28.11.2007
18
Nous considérons que
1. l’APROA-BRK ne peut pas actuellement représenter valablement l’ensemble des conservateurs et restaurateurs d’œuvres d’art dans cette question.
2. Les détenteurs d’un Master ou d’un Diplôme spécialisé de l’Enseignement supérieur ne devraient pas être les seuls à pouvoir porter le titre protégé de conservateur et restaurateur d’œuvres d’art. Il existe d’autres écoles supérieures comme St-Luc à Tounai, le CREPAC, l’INFAC … qui pourraient faire partie de cette liste.
3. La « commission administrative » telle qu’elle est présentée dans le projet de loi n’offre pas les garanties d’impartialité et de non-discrimination que l’on est en droit d’attendre, sa composition et son mode d fonctionnement n’étant pas précisés. Dans ces conditions, Nous pensons avoir des raisons de craindre certaines dérives partisanes, à savoir la concurrence déloyale, les exclusions arbitraires et la discrimination.
En conclusion, Nous sommes tout à fait opposé à la requête en vue d’un projet de loi sur « La protection du titre de conservateur et restaurateur d’œuvres d’art et de biens culturels ». Mais, nous sommes favorables à une protection de ce titre à la condition qu’ell soit le résultat d’une concertation avec l’ensemble de la communauté concernée.
Nous désirons donc être personnellement informé et invité à toutes les réunions qui travailleraient sur l’élaboration de ce projet de Loi, aux noms de notre société « Splendeur du Bois Sprl » regroupant 3 conservateurs et restaurateurs d’objets d’arts dont deux, on plus de 20 ans d’expérience.
Etienne Scarcez, Dominique de Radiguès, Denis Van Hecke 28.11.2007
17
Als persoonlijke opmerking zou ik hier willen aan toevoegen dat er in verschillende onderwijsinstellingen van dit land ook in het DKO degelijke opleidingen bestaan binnen de afdelingen kunstambachten.
Het zou niet correct zijn indien de hier afgestudeerden na een zes-jarige opleiding met minstens 8u/w praktijkles (waarbij zo veel mogelijk aspecten van de discipline aan bod komen) in de kou worden gezet.
Sophie Troch 28.11.2007
16
Chers collègues,
Effectivement j'ai appris asser tard ce projet de décret abusif concocté par l'APROA.
J'ai eu juste le temps de rédiger cette lettre dont je vous fait part ci-dessous, j'espère être dans la bonne logique de compréhention de notre contestation.
Je suis inquiet de connaitre le résultat de ce projet ridicule.
A bientôt pour d'autre réactions sur ce forum.
Emmanuel Henry de Frahan
Avenue Emile Max, 12
1030 Bruxelles
T.V.A. 559.566.571
Enregistrement 03/20/1/0
Bruxelles, le 27 novembre 2007
A la Ministre des Classes moyennes
A l'attention de M. Desmet-Carlier
Madame le Ministre,
Concerne : requête en vue de la protection du titre professionnel de conservateur-restaurateur d’ oeuvres d’art et de biens culturels
J’ exerce depuis 20 années la profession de restaurateur de meubles anciens, à la suite d’une formation de menuisier-ébéniste complèté par la suite d’une spécialisation en restauration de mobilier ancien. Dans ma pratique professionnelle, j’ai été amené à restaurer à la satisfaction de mes clients des meubles anciens de l’époque Renaissance jusquâ au XX ième siècle (Art Nouveau, Art Déco, etc.). Nombre de ces meubles que j’ai restaurés étaient de grande valeur, dont plusieurs étaient estampillés.
Par ma profession, j’ai été le témoin des activités du club très fermé “154 membres en douze années d’existence“ que constituent les membres de l’ APROA. La requête que cette association a introduite en vue de la protection du titre professionnel de conservateur-restaurateur d’ oeuvres d’art et de biens culturels s’inscrit dans leur volonté de contrôler le marché de la restauration en s’assurant une position privilégiée.
Si cette requète devait aboutir à la protection de ce titre, les artisans indépendants qui ne disposent pas d’une formation supérieure perdraient la reconnaissance dont ils bénéficient actuellement auprès de leur clientèle grâce à la valeur de leur travail. En effet, le conservateur-restaurateur profiterait de son titre protégé légalement pour se présenter à la clientèle en dépréciant la compétence des artisans qui ne peuvent utiliser ce titre protégé. Les conservateurs-restaurateurs deviendraient alors les points de passage obligés entre les clients et les artisans, ces derniers étant réduits à un travail de sous-traitance selon le bon vouloir et les conditions financières imposés par les conservateurs-restaurateurs. Les artisans indépendants perdraient alors leur autonomie et deviendraient donc de faux indépendants.
La requête introduite sur base de la protection des professions intellectuelles prestataires de service pourrait, A premiére vue, ne pas menacer les artisans. Cependant en visant la protection de conservateur-restaurateur en tant que profession intellectuelle, la requête tente de monopoliser l’appellation de restaurateur. La profession intellectuelle décrite dans la requête n’exige pas la maîtrise et la pratique de l’activité manuelle exercée par les artisans connus sous le nom de restaurateurs. Si le titre de conservateur-restaurateur devait être protégé, les personnes autorisées à utiliser ce titre pourraient abuser de cette appellation en laissant croire qu’ils sont des restaurateurs, au sens communément admis de nos jours, et en omettant de préciser que le travail de restauration sera effectué en sous-traitance. Cette situation créerait une confusion au détriment de la clientèle et des artisans “ faux indépendants “ sous-traitants. Cette confusion pourrait être levée en protégeant un titre désignant plus précisément la profession intellectuelle, sans référence à la terminologie propre à une profession artisanale.
En exigeant, dans le cadre des mesures transitoires, la condition d’affiliation à une association professionnelle reconnue, les requérants membres de l’APROA trahissent leur ambition de renforcer par des mesures légales leur pratique de cooptation restrictive de la profession, sachant q’à l’heure actuelle il n’existe pas d’autre association professionnelle reconnue que l’APROA. Je m’oppose donc à ce qu’ un monopole de fait devienne un privilège de droit.
En vous remerciant d’avance de l’accueil que vous réserverez à mes arguments, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.
15
Na kennis te hebben genomen van het wetsontwerp betreffende de bescherming van de beroepstitel van conservator-restaurateur van kunstvoorwerpen en cultureel erfgoed, wens ik hiertegen protest aan te tekenen.
Ik ben van oordeel dat de vereniging ”BRK-APROA” onvoldoende het werkveld van de conservators-restaurateurs van kunstvoorwerpen en cultureel erfgoed in België vertegenwoordigt. Het wetsontwerp legt te sterk de nadruk op de academische opleidingen, en erkent onvoldoende het belang van de praktijkervaring. Uit eigen ervaring weet ik dat pas afgestudeerden van de opleidingen die in het wetsontwerp worden vernoemd, doorgaans nog een belangrijke weg af te leggen hebben om hun kennis én kunde te vervolmaken. Precies omwille van het belang van deze praktijkervaring organiseert het KMMA Tervuren bovendien jaarlijks enkele stages in samenwerking met deze opleidingen.
Het wetsontwerp van de vereniging BRK-APROA staat niet in het teken van het algemeen belang of de optimale zorg voor het patrimonium, maar lijkt eerder ingegeven door protectionisme en het streven naar een zeker monopolie ten voordele van een beperkte minderheid. Het voorstel houdt geen rekening met de honderden actieve conservators-restaurateurs die geen nood hebben aan het lidmaatschap van BRK-APROA om als deskundigen te worden erkend en ingeschakeld in het beheer van en de zorg voor het patrimonium.
Ik verzoek hierbij de leden van forum 28nov2007 mijn bezwaren tegen dit wetsontwerp over te maken aan de bevoegde minister.
Hoogachtend,
Hein Vanhee
Hoofd Afdeling Collectiebeheer
Koninklijk Museum voor Midden-Afrika, Tervuren, 27.11.2007
14
Jeroen Grillaert (studeerde in 1992 af in de richting restauratietechnieken Hout -Meubel-Ornament aan de Hogere Rijksschool (nu Academie) voor Beeldende Kunsten Anderlecht , liep o.a. stage bij Ray Gonzales (huisrestaurateur hout voor hetV&A museum) geeft sinds 1996 les in Houtsculptuur en Restauratietechnieken Hout in de avondleergangen van het PCVO Meetjesland .)
De argumenten van de collega's tegen dit wetsvoorstel spreken voor zich .Ook ik ben voorstander van een degelijke reglementering van het beroep , maar ik zal mij met hand en tand verzetten tegen de feitelijke monopolisering van de opleiding door drie scholen en een (voornamelijk theoretische)universiteitsopleiding , laat staan de toekenning van de titel door een schimmige commissie .
Ik ben er me van bewust dat de modale restaurateur een individualist is en zich niet snel zal binden aan een vereniging , maar dit wetsvoorstel is een bedreiging voor de hele sector . De kennis die wij bewaard en verworven hebben door jaren ervaring en hard werken , elk in onze eigen specialisatie , is te waardevol om verloren te laten gaan door een ondoordacht wetsvoorstel .Laat dit forum een stem worden voor iedereen met een hart voor het ambacht.
jeroen.grillaert, 26.11.2007
13
- door enkel de mensen uit deze scholen toe te laten ontstaat er een nog groter tekort aan restaurateus; met gevolg een prijsstijging voor de private klant
- dit vootstel is een minachting voor de beroepservaring van de profesionelen die reeds jaren bezig zijn
- bespaar ons nog een vereniging waarvoor we terug een financiële bijdrage moeten storten. dit toch maar om enkele bureaucraten aan een bureau te plaatsen.
Het beste met de aktie.
Dewulf Rudy, zelfstandig meubelmaker,restaurateur, houtsnijder seder 22 jaar lesgever houtsnijden en beeldhouwen aan het CVO roeselare, 26.11.2007
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Twee Franstalige scholen en één Vlaamse dagschool in Antwerpen. Dit zou het enig 'erkend' onderwijs zijn volgens het verzoekschrift. Maar wat met b.v. het volwassenonderwijs in Anderlecht e.a.? Als men naar een school gaat die erkend is door de Vlaamse Gemeenschap dan veronderstelt men als leerling dat de afgeleverde documenten, waarvoor men toch zes jaar heeft gestudeerd ook erkend worden.
Sonja.pedersen, 26.11.2007
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Als houder van een diploma 'Meester in de conservatie/restauratie' behaald in 2001, en zaakvoeder van mijn eigen restauratie-atelier sinds 2006, wilde ik graag het volgende opmerken:
- Net zoals bij zovele andere beroepen, kan het behalen van een diploma uiteraard niet gelijkgesteld worden met het hebben van voldoende ervaring cq de juiste competenties.
Het is wel zo dat men tijdens een dergelijke opleiding een bepaalde werkmethodiek en ethiek meekrijgt, van waaruit men zelfstandig verder kan werken. Er zullen bijkomende eisen gesteld moeten worden naast het hebben van een diploma om erkend te kunnen worden.
- Er moet nu eenmaal een erkenning komen, want alle goede bedoelingen ten spijt, word ik bijna dagelijks geconfronteerd met amateuristisch 'gerestaureerde' objecten; het kaf moet van het koren verwijderd worden zodat er op de markt bv van eerlijke concurrentie sprake kan zijn en ons erfgoed adequaat berschermd kan worden ipv 'professioneel' naar de vaantjes geholpen wordt.
- Dat ons vak wordt ingedeeld in 'hoofdzakelijk intellectueel en dienstverlenend', komt onze verloning alleen maar ten goede. Het is nu eenmaal een apart vak, en een chirurg bv heeft naast zijn hoofd toch zeker ook z'n handen nodig??
- Het gaat hier nog om een wetsvoorstel. Ten eerste hebben we bij mijn weten nog steeds geen regering, en ten tweede krijgen alle partijen nu de kans om op een constructieve manier hiermee om te gaan. In het wilde weg rondschoppen haalt niets uit, kan zelfs gaan tegenwerken.
Er zullen dus bijkomende eisen gesteld moeten worden zodat niet enkel het diploma maar ook ervaring en geleverde kwaliteit meespelen om erkend te worden. Een dergelijke situatie wordt ook Nederland gehanteerd, wanneer men zich wil laten erkennen door Restauratoren Nederland. Het moeten indienen van dossiers en voorleggen van ervaring schrikt uiteraard af in eerste instantie, maar ook dat is dus een middel om charlatans te weren.
Er zal sowieso ook wel een overgangsperiode worden ingelast, zodat mensen in de huidige situatie die niet meteen voldoen aan de diploma-eisen, via bv bewezen ervaring, kennis en kunde alsnog erkend kunnen worden.
Misschien is een onderverdeling in competenties een optie, zoals al eerder hier op 't forum aangegeven.
Een dergelijke discussie loopt momenteel in verschillende vakgebieden van de Nederlandse archeologie, waar bv de veldtechnici en amateur-archeologen opeens iets dergelijks meemaakten, en geloof me, de soep wordt nooit zo heet gegeten als ie wordt opgediend (om te eindigen met een Nederlandse noot ;-)).
Met vriendelijke groet,
Katleen Vandenbranden,
Restaurator archeologie Gemeente Maastricht (Nl) & zaakvoerder Archefact (B). 26.11.2007
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Wij zijn één van de oudste glazenierateliers in Vlaanderen met nog originele roots in de neogotische traditie. Wij hebben ervaring zowel op het vlak van restauratie als nieuw werk. De opleiding tot een bekwaam ambachtsman wordt bij ons op authentieke wijze in het atelier gegeven dmv kennisoverdracht van de oudere generaties op de jongere. Hoewel wij geen mensen met een hoger diploma restauratie en conservatie in huis hebben, plegen wij graag overleg met bevriende “Conservators-Restaurateurs” en volgen wij ook de ethische codes die worden voorgedragen.
Wat betreft het verzoekschrift:
Ook ons verontrust de non-communicatie omtrent het verzoekschrift vanuit de aanvragers zelf. Er is geen woord over gezegd tijdens het congres dat plaatsvond op 22-23 november 2007. Was het de bedoeling dit te laten gebeuren zonder dat de mensen die het aanbelangt ervan op de hoogte te brengen? Dit zou jammer zijn. Ook als “niet-opgeleiden” volgen wij de visie van het KIK en het BRK zo goed als mogelijk en schatten wij hun waarde hoog in, maar door dit feit heeft hun geloofwaardigheid als neutrale, eerlijke en open beroepsvereniging toch wel een flinke deuk gekregen.
We hebben de tijd niet gekregen om uitgebreid te reageren, maar wij kunnen het toch niet laten enkele vragen en bemerkingen te verwoorden:
o “De professionele activiteiten van de conservator-restaurateur zijn verschillend van de artistieke of ambachtelijke beroepen. één van de essentiële criteria voor dit verschil, is dat de conservator-restaurateur geen nieuwe culturele objecten creëert”. Betekent dit dat het restaureren-conserveren niet mag/kan samengaan met artistiek werk? En waarom zou dat? Is het niet noodzakelijk dat een uitvoerend restaurateur van kunstobjecten en cultureel erfgoed ook in staat is om lacunes in te vullen van een dergelijke hoogstaande ambachtelijke en artistieke kwaliteit dat het verschil met het origineel nauwelijks is te zien. Hierbij is niet gezegd dat dit ook steevast dient te gebeuren! Het is inderdaad een ethische en intellectuele discussie hoe gerestaureerd wordt. Maar de keuze voor conservatie of een minimale restauratie in plaats van doorgedreven restauratie moet een bewuste, eerlijke, ethische/intellectuele keuze zijn en niet het gevolg van het gebrek aan ambachtelijke kennis en kunde. Het gevaar dat de ambachtelijke kennis verloren gaat dreigt echter wel indien er een te grote nadruk wordt gelegd op het intellectuele aspect van het beroep ten koste van de ambachtelijke kennis. Beide zouden gelijkwaardig hand in hand moeten gaan. Aangezien het fysische behoud van materiaal belangrijk is en vaak minimaal wordt gerestaureerd of wordt geconserveerd, is het vaak een economische noodzaak voor zelfstandigen en ateliers om restauratiewerk aan te vullen met artistiek werk. Volgens onze ervaring en inzicht kan het één het ander alleen maar aanvullen.
o “De ambachtsmensen en kunstenaars kunnen aanzienlijk bijdragen tot ontdekkingen en kennis van de conservators-restaurateurs”. Ten eerste vind ik deze regel nogal beledigend naar de technische beroepen toe. Alsof ons enige doel het aanvullen van de kennis van de intellectuele restaurateurs mag zijn. En bovendien, vrees ik dat de kans bestaat dat als het verzoekschrift in deze vorm wordt doorgevoerd, er binnen enkele jaren niet veel ambachtsmensen meer zullen overschieten. Is dat zo goed voor ons cultureel erfgoed?
o Er wordt hier gesproken over erkenningen en titels voor personen. Maar wat voor een atelier? Kan ook een atelier een erkenning verwerven?
o Er staat letterlijk in dat “Op basis van het behalen van een diploma vermeld in punt 2.7. geen beroepspraktijk is vereist”. Dit kan toch niet. Waar gaan we naartoe als pas afgestudeerden zonder echte kennis van zaken de les kunnen spellen aan mensen met jaren ervaring?! Dat is toch absurd. Zelfs een vooronderzoek kan niet terdege worden uitgevoerd zonder de gevoeligheden van het ambacht te kennen.
Dit zijn slechts enkele eerste vluchtige bedenkingen bij dit verzoekschrift. Deze tekst is, naar onze mening, ongelukkig en te vaag opgesteld en ook over enkele inhoudelijke punten zouden wij graag nog een woordje zeggen. Maar de bedoeling om het beroep te beschermen en te erkennen kunnen wij uiteraard alleen maar toejuichen!
Wij vinden het uitermate jammer om op die manier te worden gedwongen in een oppositierol. Veel liever hadden wij mee aan de onderhandelingstafel gezeten. Want wij appreciëren de goede bedoelingen gestuurd vanuit intellectuele hoek. Wij hebben echter vaak de indruk dat zij de onze te weinig waarderen. De meeste ambachtsmensen durven hun mening niet luidop te uiten, uit schrik nog meer dan nu, te worden geweigerd voor openbare opdrachten. Dit heeft nog weinig weg van een democratie. Wij betreuren dit ten sterkste. Wij hopen dat deze reactie als een positief signaal gelezen wordt en niet als een aanval. Een signaal dat veel meer vakmensen mee willen werken aan een goed beleid dat ons cultureel erfgoed koestert. Wij hopen dat dit het begin kan zijn van een eerlijk open gesprek.
Het team Mestdagh, 26.11.2007
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Chère collègue,
J`ai pris connaissance de votre adresse électronique que j`ai trouvée dans le « forum » et je voudrais à travers ces mots réagir concernant le « formulaire de réponse forum28nov2007 ». Et même apporter mon soutien à cette démarche, bien que j`en aie pris connaissance trop tard…
D`abord toutes mes félicitations à ceux et celles qui se sont donné la peine, dans ce bref délais, de tenter le combat !
Il va de soi que l`initiative était bien fondée cependant, ma première réaction est d`exprimer le regret pour le manque de coordination de la part de ceux, qui les premiers à être informés n`ont pas transmis plutôt la circulaire.
Quand l`on veut atteindre un but commun il faut se placer au-dessus de tout intérêt personnel du contraire on arrive au cliché habituel c`est à dire, dans un pays ou l`union fait la "farce " nous voilà obligés à faire chacun pour soi.
Avec mes sentiments le plus respectueux.
A bientôt.
Marie Mones, 26.11.2007
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Als afgestudeerde van de opleiding papierrestauratie bij Syntra West en werkzaam als papierrestaurator bij het ministerie van Cultuur, Jeugd, Sport en Media, agentschap Kunsten en Erfgoed afdeling Erfgoed wil ik hiermede protest aantekenen tegen het bovenvermeld verzoekschrift .
Indien dit voorstel zonder meer aanvaard wordt, heb ik niet meer het recht om dit beroep uit te oefenen.
Op het getuigschrift, afgeleverd door Syntra West v.z.w.,staat, onder de hoofding van Koninkrijk België, Vlaamse Gemeenschap : erkend centrum voor Vorming van Zelfstandigen en Kleine en Middelgrote Ondernemingen, en Het Vlaams Instituut voor Zelfstandig Ondernemen (VIZO). Dit stuk geldt als getuigschrift inzake beroepskennis voor het beroep van restaurateur van papier.
Het niveau van onze opleiding wordt nu als onvoldoende beschouwd.
Ik ben voorstander van een regeling van het beroep maar wel na overleg met alle betrokken partijen, en mits regularisatie van de mensen die reeds professioneel actief zijn en/of reeds erkend opleiding gevolgd hebben.
Zou het geen oplossing kunnen zijn dat de " meesters" gewoon de titel conservator-restauror meester aannemen ? en de andere , in het verleden erkende opleidingen restaurator-conservator zonder meer zouden hanteren tot er een definitieve waardenschaal voor de opleidingen wordt vastgelegd.
In het belang van het behoud van ons erfgoed, hoop ik dat er een eerlijk en open debat komt zodat iedereen die er zich wil voor inzetten, daar de mogelijkheid toe krijgt.
Nina borgonjon, 25.11.2007
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Begin 2003 werd ons restauratieatelier voor schilderijen : Atelier Amber,opgericht.
Mijn echtgenote,Danielle Depoortere heeft een negenjarige opleiding in de Academie van Leuven gevolgd, ze specialiseerde zich in verschillende schilderstechnieken, olieverf,acryl, aquarel en mixed media.Gevolgd door een bijkomende 5-jarige opleiding in de Academie van Anderlecht,restauratie van schilderijen en digitale beeldverwerking.
Ikzelf bezit een doctoraat in de wetenschappen,KULeuven
Het atelier voert ondertussen met grote vakkennis opdrachten uit voor partikulieren, kerkfabrieken en de VLaamse Gemeenschap.
Er werden de afgelopen jaren, met het oog op het verder uitbouwen van een professioneel restauratieatelier, belangrijke investeringen gedaan naar materieel en inrichting toe.
Mocht dit wetsvoorstel als dusdanig aanvaard worden, dan wordt dit alles gewoon van de kaart geveegd.Van vandaag op morgen kan men zijn beroep niet meer uitoefenen omdat men niet in de juiste(?)school zijn opleiding heeft gevolgd of niet tot de juiste(?) beroepsvereniging behoort.Alle opgedane ervaring en vakkennis heeft blijkbaar geen belang.Dit kan beschouwd worden als een zuivere vorm van broodroof.
Ijveren voor de erkenning van het beroep is zonder meer goed en noodzakelijk.Het wetsvoorstel als dusdanig is echter onaanvaardbaar, aangezien het te eng is en in grote mate discriminerend voor het overgrote deel van de opleidingen en de uitvoerende conservatoren-restoratoren.
Het voorstel is zonder overleg tot stand gekomen en zonder enige vorm van communicatie ter goedkeuring voorgelegd. Onbegrijpelijk dat dit kan.
Dit wetsvoorstel dient teruggeroepen te worden.
We stellen voor om een overlegplatform te creëren waarin alle opleidingscentra,alle beroepsverenigingen en een vertegenwoordiging van uitvoerende conservators-restorators alsook de opdrachtgevers vertegenwoordigd zijn. Kortom iedereen die betrokken is bij de conservatie van ons erfgoed.
Verder is het belangrijk eerst werk te maken van een duidelijk beroepsprofiel om daarna een eenvormige opleiding mogelijk te maken.Hierna kan pas worden overgegaan tot een erkenning van het beroep.
Jacques Van looy 25.11.2007
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In 2006 ben ik afgestudeerd als conservator/restorator van boek en papier aan de Academie van Antwerpen. Sinds december 2006 werk ik als restorator in een klein restoratiebedrijf, maar ben mij er erg van bewust dat ik zeker nog niet de nodige kennis en handvaardigheid heb. Deze kan men enkel en alleen opdoen door ervaring, en niet door het verkrijgen van een erkend diploma. Een ervaring die talloze restoratoren WEL hebben, maar daarvoor niet noodzakelijk de gevraagde opleiding genoten hebben. Ik wil mij bij deze achter diegene scharen die zogenaamd buiten de boot vallen. Er moet een aanvaardbare oplossing gezocht worden, zodat ook deze restoratoren erkend kunnen worden.
Marjan De Block 24.11.2007
conservator/restorator boek en papier
St. Kathelijnestraat 6 2850 Boom
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Kunnen hogescholen de secundaire scholen zomaar aan de kant schuiven?
John Dumarey is leraar Restauratie van Meubelen aan het VTI in Brugge. Al meer dan 15 jaar geeft hij les aan een 7de specialisatiejaar.
“Een 100-tal van mijn leerlingen behaalden nu reeds het diploma van secundair onderwijs in de specialiteit Restauratie van Meubelen. Daarmee kunnen ze terecht in een Restauratieatelier of er een beginnen op zelfstandige basis. Onlangs vernam ik dat er plannen zijn om de beroepstitel van conservator-restaurateur van kunstvoorwerpen en cultureel erfgoed te beschermen. Meer bepaald in het Belgisch Staatsblad van 28 september 2007 stond de bekendmaking van een verzoekschrift hieromtrent. Een goede zaak … dacht ik! Lezing van dat verzoekschrift leert mij dat niet enkel mijn leerlingen, maar ook die uit andere specialisaties restauratie (in andere scholen in de richtingen restauratie-schilderen, bouw, schrijnwerk enz.) de naam van restaurateur (en afgeleiden, afkortingen en associaties) niet meer zouden mogen dragen. Want ze hebben geen Master-diploma. Dit roept in de eerste plaats vragen op: Kan dit zomaar? en Welke waarde heeft het diploma van die richtingen in het secundair onderwijs dan nog? Als aan dit verzoekschrift een gevolg gegeven wordt, studeert deze groep leerlingen enkel nog voor een diploma… zonder waarde! Kunnen hogescholen de secundaire zomaar aan de kant schuiven?”
john dumarey 24/11/07
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Een eerste korte bedenking die ik wil formuleren bij deze protestactie tegen het éénzijdig indienen van een verzoekschrift tot bescherming van de beroepstitel van conservator-restaurateur van kunstvoorwerpen en cultureel erfgoed situeert zich rond de masteropleiding in conservatie-restauratie als toetssteen voor het toekennen van de titel van restaurateur.
Dat het beroep van restaurateur nood heeft aan professionalisering en een wettelijk kader met bescherming van de titel « restaurateur » hoeft geen betoog. Daar is iedereen het over eens.
Het is een vrij jong beroep, waar, althans in België, de huidige eerste generatie academische docenten hun “weten” en “kunnen” doorgeven aan hun studenten vanuit “kennis” en “vaardigheid” die ze goedschiks, kwaadschiks bij elkaar gesprokkeld hebben.
Voor deze kennis wordt er in het beste geval geput uit eigen genoten academische opleidingen die slechts een deelaspect zijn van wat het onderwijs in conservatie en restauratie van erfgoed zou moeten zijn. Het gaat hier om menswetenschappelijke kennis (geschiedenis, kunstgeschiedenis,
antropologie….) en om exact wetenschappelijke kennis (scheikunde, biologie,
fysica….)
Een degelijke inventarisatie van deze te beheersen leerstof is er voor zover ik weet niet of toch onvoldoende opgesteld: dit in tegenstelling met wat beweerd wordt in punt 2.2.1 van het verzoekschrift, namelijk de verwijzing naar de definitie van het beroep opgegeven door E.C.C.O. en ENCoRE die het slechts over gemeenschappelijke principes voor de opleiding van conservators-restaurateurs heeft.
De “vakkunde”, de vaardigheid van de restaurateur in spe is iets dat moet verworven en getraind worden onder het toeziend oog van deze docenten.
Hierbij stel ik mij de vraag of de tijdspanne van een masteropleiding wel voldoende mogelijkheden biedt om deze vakkunde, deze expertise op te bouwen.
De ervaring leert dat dit niet zo is: het opdoen van kennis en het zich eigen maken van zowel handvaardigheden als het vermogen om te reflecteren over de zinvolheid van conservatie- of restauratie-ingrepen is veel te kort.
In punt 2.9 van het verzoekschrift wordt er zelfs gesteld dat gezien punt
2.7 geen beroepspraktijk vereist is!!!!!
De deontologie van het beroep laten we binnen deze context dan nog maar even buiten beschouwing.
Resumerend kan men stellen dat er geen consensus bestaat over de normen waaraan een “professionele restaurateur” moet kunnen beantwoorden. Kortom er is geen beroepsprofiel opgesteld: een beroepsprofiel dat de basisvereisten van kennis en vaardigheden vastlegt waaraan een professionele restaurateur moet beantwoorden.
Volgens mij kan er dan ook maar pas een behoorlijk onderwijsplan uitgestippeld worden.
Een tweede bedenking gaat over het feit dat de BRK/APROA in zijn normering voor het beroep van restaurateur voorbij gaat aan de realiteiten van het bredere veld van erfgoedbeheer waaronder bijvoorbeeld de musea, waar toch ook tal van restaurateurs in dienstverband aan het werk zijn.
De kennis en expertise om professioneel om te gaan met verzamelingen van museumobjecten wordt niet echt “academisch” onderwezen, deze materie is nog veel te “jong”.
Voor deelaspecten doet men weliswaar beroep op permanente vorming, buitenlandse expertise en onderwijs, zelfstudie.
Nochtans is een goede beheersing van kennis, expertise en vaardigheid voor het professioneel bewaren van erfgoed van primordiaal belang, zoniet de basis voor één van de hoofdopdrachten van musea: het professioneel bewaren van ons erfgoed zodat het kan overgedragen worden aan de volgende generaties.
Dat de BRK/APROA dit werkgebied voor restauratoren niet ten volle in overweging neemt getuigt van een schromelijke onderschatting van ons beroep.
Françoise Therry 24.11/2007
Restaurator, Koninklijk Museum voor Midden-Afrika
3
In mijn hoedanigheid van algemeen directeur - emeritus van ICCROM ben ik ruim betrokken geweest bij de discussie over hetr profiel van het beroep conservator - restaurator. Wij hebben vanuit onze IGO intens samengewerkt met het Comité de Conservation van ICOM. Wij hadden operationele contacten met ECCO , Iccrom zat de vergadering in Wenen voor en we waren betrokken in de beroepsidentificatie van Icom in Kopenhagen betr. de definitie van het beroep.
Toch enkele bemerkingen.
1. Ik mis in de beschrijving van de diagnose de grondige studie van de historische uitvoeringsmlethoden die zo belangrijk geacht worden en bij de beschrijving van de behandelingen enkele principes als de minimale interventie , de reversibiliteit, zeker de vergelijking van de verschillende mogelijke behandelingsmethoden en hun impact op de objecten en de gemotiveerde beslissing. Die zijn uiteraard in de guidelines voor de werkmethoden opgenomen. Men kan die extra in de verf zetten of de verwijzen naar de internationale werkmethoden en standards in de passages die in de tekst vermeld staan.
2. In al de discussies van toen werd duidelijk de interdisciplinaire aanpak; de geintegreerde samenwerking van de wetenschapper, de conservator-restaurator en de historische wetenschappen onderstreept. Dit ligt verscholen in de teksten en dient in de uitvoeringsmodaliteiten benaderukt te worden. Ik mis de verwijzing naar deze geintegreerde aanpak.
3. Ik mis bij de equivalentie van de diploma's de principes en criteria volgens dewelke deze vergelijking zal geschieden. De opleidingen kunnen verschillen in Europâ en de vraag is bijgevolg op welke basis men equivalenties gaat vaststellen. Ik ben te lang uit die discussie verwijderd om een volledig overzicht te hebben over wat hiervoor ter beschikking is op
Europees niveau. Deze beslissingen hebben te maken met andere punten die volgen.
4. Ecco en andere organisaties werken voornamelijk op roerend erfgoed en enkele aspecten van onroerend erfgoed. In de teksten staat "cultureel erfgoed" vermeld wat laat veronderstellen dat het gaat om alle mogelijke interpretaties van het begrip, dat de laatste jaren nogal wat evolutie heeft gekend. Ondertussen zijn er opleidingen restauratieambacht in Europa die historische architectuur als onderwerp hebben. Hoe wordt een link gelegd met
deze beroepen ( Europees centrum San Servolo in Venetie , het Europees centrum restauratieambacht en andere. en ook de opleidingen monumentenzorg architectuur...) of moeten we aannemen dat de wetgeving gaat om roerend erfgoed en onroerend erfgoed door bestemming? Vraag dus tot hoever reikt dit decreet.
5. De automatische koppeling van de beschermde beroepstitel aan de opleiding is een denkfout; Niet het op zak diploma maar de beroepspraktijk ( methoden en deontologie) maken een conservator- restaurator een goed professioneel. Het gaat dus in feite om een evaluatie op termijn van de beoepspraktijk die ter discussie staat niet de opleiding alleen, die er de basis voor geeft. Hier stellen zich enkel problemen: Wie beoordelt op welke basis en met welke criteria?; Gaat men hier een lidmaatschap verplichten ( zoals het in dewettekst gesteld wordt ) van een beroepsvereniging als de verenigingen van dokters en advocaten met het risico van de onverzoenbaarheid van belangen dat zich in deze omgevingen wel eens voordoet. Hoe maakt men m a w een onafhankelijk organisme dat de praktijk van de uitvoerders op termijn evalueert. U wordt bovendien geconfronteerd met het probleem van de administratie van de aanbestedingen, waar de goedkoopste inzending het haalt
zonder dat er altijd rekening gehouden wordt met de nodige (wetenschappelijkle) werkomschrijving in de offertes en de finaciele beperkingen van de opdrachtgever. Dus hier is de boodschap dat niet het behaalde diploma maar de praktijk op termijn de basis is voor erkenning en de instelling die op oordeelkundige en autoritatieve manier deze beoordelingen maakt.
6. Tenslotte nog de opleidingen zelf. Deze kunnen verschillen in de verschillende opleidingen in Europa in details, in accenten en in filosofie. Belangrijk blijft dat de curricula de internationale verworvenheden opnemen en ook overdragen. De opleidingen zelf zouden een platform voor zelfevaluatie moeten opzetten met minimale aandachtspunten voor "updating" van de verstrekte informatie. Dat is een delicaat punt maar moet bespreekbaar zijn in het kader van het decreet. Hoe kan men immers een titel toekennen aan een beroep dat op een verschillende manier onderwezen is in Europese context. Dit heeft te maken met het eerder aangehaalde punt van de equivalentie van de diploma's in Europese context. Gezien de beperktheid in tijd heb ik niet de gelegenheid gehad de curricula van de verschillende opleidingen te bestuderen. Er zijn in ICCROM en ICOM CC ooit dergelijke vergelijkingen geweest. het lijkt me nuttig deze even onder de loupe te nemen.
M. Laenen, 24.11.2007
2
Ik heb gedurende vijf jaar een opleiding gevolgd aan Syntra in Tongeren: restauratie van schilderijen op doek en andere dragers, keramische materialen en fysische onderzoeksmethoden en daarvoor ook het diploma behaald. Deze studie, samen met een grote inzet, veel oefening en constante zelfstudie hebben geresulteerd tot een praktijk die ik sinds 2001 zelfstandig en met toenemend succes uitoefen. Daarmee wil ik zeggen: ik heb
een groot klantenbestand waarbij mensen soms van zeer ver komen (Amsterdam, Den Haag) en ik heb ook al verschillende opdrachten voor de overheid, kerkfabrieken, kloosters,.. uitgevoerd. Ik denk dat ik deze opdrachten deskundig en goed heb uitgevoerd want ik wordt geregeld door dezelfde instelling opnieuw gevraagd. Voor deze opleiding heb ik aan de academie in Leuven schilderkunst en ook kunstgeschiedenis gevolgd. Uit persoonlijke interesse weet ik veel over christelijke iconografie ( ik ben één van de medeauteurs van o.a. de boeken Sanctus, Sancti en Sanctorum, uitgegeven bij het Davidsfonds).
Het restaureren doe ik met zeer veel liefde voor het vak en ik ben mij ten volle bewust van de grote verantwoordelijk die je draagt ten opzichte van het cultureel erfgoed. Daarom besteed ik zeer veel aandacht en tijd aan een degelijk vooronderzoek, het opmaken van goed onderbouwde offertes en restauratieverslagen en uiteraard aan een deskundig uitgevoerde en doordachte conservatie en restauratie. Ik houd mij ook altijd strikt aan de deontologische regels betreffende reversibiliteit, e.a.
De investering om het beroep aan te leren en uit te oefenen is zeer groot geweest en daarmee bedoel ik zowel wat tijd en inzet betreft als financieel. Een degelijke infrastructuur: werkruimte, onderzoeksapparatuur (microscopen, U.V. lamp,. ) professionele afzuiginstallatie en materialen kosten zeer veel geld. Ik heb dat dan ook gedaan in de volle overtuiging dat het behaalde diploma mij de mogelijkheid bood, het beroep in al zijn aspecten uit te oefenen. Ik begrijp trouwens niet goed hoe het kan dat een studie aan een, door de Vlaamse Gemeenschap gesubsidieerde instelling en een diploma uitgereikt door de Vlaamse Gemeenschap, nadien zomaar kan worden onder tafel geveegd.
Over de opleiding in Syntra ben ik persoonlijk van mening dat daar wel alle elementen (theoretische kennis, scheikunde, onderzoeksmethoden,.) worden aangereikt, maar dat je er niet komt zonder bijkomende zelfstudie en zeer veel praktijkoefening thuis. Ik ben wel altijd in de mogelijkheid geweest deze zaken voor te leggen en bijkomende uitleg te vragen en ik ben zeer tevreden over de begeleiding die heb gekregen.
In principe sta ik achter de erkenning van de beroepstitel, maar ik ben verontwaardigd over de idee dat bekwame, gewetensvolle restaurateurs enkel in de betreffende academies zouden worden gevormd. Ik denk dat er zich heel wat mensen in mijn situatie bevinden en ik hoop dan ook dat het betreffende wetsvoorstel wordt herzien. Ik denk ook dat de overheid zich ervan moet bewust zijn dat dit voor de betrokkenen, niet alleen een financiële maar ook een menselijke ramp zou betekenen.
Kathy Vincke, 24.11.2007
1
Een beroepstitel is nodig, voor zowel restauratoren die op zelfstandige basis werken, als deze die in dienstverband werken. Een onderscheid moet hier niet worden gemaakt, want het zijn de competenties, zowel intellectuele als uitvoerende, die van belang zijn.
- Het kan niet zijn dat enkel op basis van een diploma een titel wordt verworven. Ikzelf heb een diploma dat in aanmerking komt, maar net na voltooiing van mijn studie zou ik me niet een volwaardig restaurator noemen, omdat naast voldoende ruime kennis vooral ook ervaring me ontbrak. Belangrijk is dat de bestaande opleidingen worden doorgelicht. Bieden de opleidingen voldoende datgene wat in hun curriculum staat en is het curriculum voldoende dekkend voor uitoefening van het beroep van restaurator? Beroepspraktijk is uitermate belangrijk.
- Men moet vrij zijn in de keuze zich aan te sluiten bij een beroepsvereniging. Een beroepsvereniging moet een luisterend oor zijn, moet communicatief zijn, moet ook doelen nastreven en moet dus ook meewerken aan het belang om dit beroep te beschermen. Maar, het kan/mag niet zo zijn dat een beroepsvereniging, waar slechte een zeer klein percentage van de restauratoren bij is aangesloten, zonder enige vorm van communicatie naar
buiten toe, een aanvraag tot bescherming van een beroepstitel indient. Dit is niet de mening van iedereen.
- Ik ben van mening dat het wetsvoorstel incorrect en ontijdig wordt ingediend, nu de vereniging Restauratoren Nederland (de grootste beroepsvereniging van Nederland en een zustervereniging van BRK-APROA) een project heeft lopen dat Beroeps- en Competentieprofielen van beroepen in ons werkveld definieert, waaronder het beroep van 'Conservator-Restaurator'. Dit project wordt uitgevoerd met beroepsbeoefenaars in Vlaanderen en Nederland, met subsidie van het Cultureel Verdrag Nederland Vlaanderen. Een duidelijk beroepsprofiel is nodig alvorens een bescherming van een titel (beroep) aan
te vragen. Opleiding is in het project van Restauratoren Nederland tot op heden nog niet aan bod gekomen. De competenties zijn dat wat men tot restaurator maakt, niet de gevolgde opleiding. Het profiel 'conservator-restaurator' wordt in meerdere fasen getoetst bij personen werkzaam in het werkveld, geëvalueerd, bijgestuurd, bevraagd,.. Dit is een
onderzoek dat opbouwend is, bevraagd wordt. Een duidelijk beroepsprofiel is nodig om opleidingen aan te toetsen, om een titel aan te toetsen en niet andersom of anders gelinkt.
Elke Van Herck, 24.11.2007













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